Google

jeudi 17 juillet 2008

Le cacao, trésor de Dame-Marie

Le cacao est comme de l'or noir pour les habitants de Dame-Marie. La Maison Wiener, qui a produit et distribué quelque 17 000 plantules aux paysans, consolide la production de cette denrée qui fait les délices des amants du chocolat de par le monde.
Sous des arbres centenaires qui dansent au travers du brouillard, poussent des cacaotiers de presque toutes les variétés à Dame-Marie.
La culture du cacao, favorisée par la pluie abondante et un climat doux, fait la richesse d'une bonne partie des quelque 40 000 âmes que compte cette commune de la Grand'Anse. Dans les rues « adoquinées » du centre-ville qui suivent un tracé régulier, les fèves, extraites des cabosses, sont exposées au soleil.

Des acheteurs de la précieuse graine, calibrant leur balance, discutent météo, en début de matinée, alors que le temps tisse une épaisse couverture de laine. Entre deux mains de cartes, pour tuer le temps, pour ne pas ronger ses freins, Paul, 46 ans, explique que « la livre coûte entre 22 et 24 gourdes ».
Spéculateur de père en fils, il se réjouit, par ailleurs, de la pérennité de la production : «... le cacao n'a plus de saison. On le trouve à longueur d'année, surtout grâce à la Maison Wiener », s'empresse-t-il d'ajouter. Dans le commerce de cette denrée depuis 1915, la Maison Wiener, confie Mozart Colas, « sur deux ans, a préparé et distribué 17 000 plantules.
Cette variété produit des cabosses au bout de trois ans », clame le représentant de cette entreprise qui s'est installée à Dame-Marie ou Dan Aria depuis tantôt huit ans.

L'entreprise, poursuit-il, a un dépôt qui peut stocker environ six mille sacs de cacao. Parallèlement aux investissements pour consolider cette filière, Mozart Colas regrette les difficultés liées au transport de ce produit. « Les routes sont de véritables parcours du combattant, enchaîne-t-il. Dans les conditions actuelles, le transport du cacao se fait par bateau de Jérémie, chef-lieu de la Grand'Anse, jusqu'à Port-au-Prince avant d'être exporté à l'étranger ».


Jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dix, Haïti exportait plus de 5000 tonnes métriques de cacao. Cependant, il est difficile de savoir avec précision le volume de cette exportation de nos jours, déplore un vieil habitant de Dame-Marie qui informe de la présence de destructeurs de la flore dans les forets du département. Le cacao haïtien, très prisé à cause de sa saveur exotique, est une filière qui mérite des investissements importants. Ce qui est dommage, c'est quand, à Manhattan ou à Genève, une femme, un « gourmet » déguste le chocolat de Dame-Marie sans savoir d'où il vient...Et l'on parle de débouchés pour les produits locaux...En attendant, sans chichi, à Dame-Marie, le cacao est roi, il est l'or noir des paysans...

Du cacao au chocolat
Les fèves nettoyées sont torréfiées sous l'oeil attentif du maître torréfacteur qui choisira la température et le temps de torréfaction afin d'obtenir une révélation optimale des saveurs. Les fèves passent par un dégermage minutieux subissant l'action du concasseur, un moulin mécanique qui réduit les fèves en petits morceaux. La magie du chocolat commence ici : les morceaux de fèves concassés sont passés aux broyeurs, jusqu'à ce qu'ils deviennent la pâte de cacao destinée à devenir chocolat ou poudre de cacao. Si la pâte est destinée à devenir chocolat, elle sera alors mélangée énergiquement à du sucre. De là, elle sera encore raffinée et passera dans un autre broyeur qui réduira la granulation de pâte pour la rendre la plus homogène et la plus fluide possible. Vient alors le conchage, l'opération de grâce pour ce mélange qui, maintenant, contenu dans de grandes bassines de fonte, subit le roulis constant de galets sous forme de rouleaux afin de lui donner la finesse, l'élasticité et la texture tant recherchées. De cette opération dont la rapidité d'exécution est essentielle, découle la qualité du produit fini.

Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59835&PubDate=2008-07-16
Presentation : La presse locale sans le vouloir publie deux articles concernant les deux institutions qui assurent le maintien de l’ordre et la sécurité dans un pays devenu célèbre et classe derrière l’Irak et l’Afghanistan le pays le plus dangereux du monde.
La désorganisation et la déliquescence des institutions de l’état prédisposent la société à subir les effets de dysfonctionnements multiples. Aujourd’hui l’insécurité se manifeste par le phénomène du kidnapping. Un phénomène nouveau pour la société haïtienne dont les effets annihilent la raison d’être des deux forces représentées sur le terrain.
Voila cependant en deux tableaux différents, la réalité des forces destinées à protéger une nation de plus de 10.000.000 d’habitants dans un contexte de crise sociale et politique.

Cela ne semble pas mériter un commentaire
-----------------------------------------------------

Evaluation de l’action de la Minustah par une délégation de l’ONU
Une délégation de onze membres de la 5ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies a bouclé le 14 juillet 2008 une visite de 8 jours en Haïti. Selon la Minustah, l’objectif de cette visite était de mesurer les implications concrètes des décisions financières relatives au vote du budget de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
membres de la délégation s’étaient rendus dans différentes villes de province dont Gonaïves, Jacmel, Cap-Haïtien, pour s'enquérir du fonctionnement et des réalisations de la Mission ainsi que des défis qui restent à relever pour la stabilisation politique du pays.
Un communiqué de la Minustah indique que les membres de la délégation ont visité des projets financés par l’ONU. La délégation a visité le Tribunal de première instance du Cap-Haïtien où la MINUSTAH a octroyé 32.000 dollars américains pour la construction d'une deuxième salle d'audience et aux Gonaïves elle a visité un projet de construction de seuils antiérosifs sur le mont Biennac qui surplombe la ville", ajoute le communiqué.
Sur recommandation de la 5e commission plus de 575 millions de dollars ont été approuvés par l'Assemblée générale des Nations Unies pour l'exercice budgétaire 2008/2009 de la MINUSTAH. Cet apport couvre le déploiement de plus de 7.000 casques bleus, 2 000 policiers onusiens, 550 fonctionnaires internationaux, 1.300 employés nationaux et 220 Volontaires internationaux des Nations Unies. A Port-au-Prince, la délégation a rencontré une trentaine de mineures détenues à la prison civile de Pétion-Ville et qui prennent part au projet " fleurs dans la poussière ", soutenu par la MINUSTAH. " Ce programme comporte entre autres, des activités liées à l'éducation scolaire, la formation professionnelle et l'assistance psycho sociale", ajoute le communiqué. Les membres de la délégation avaient eu des entretiens avec les responsables de la Police des Nations Unies en Haïti (UNPOL).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13907


LA POLICE NATIONALE D'HAITI ET CES...Policiers ou bagnards?
Etre policier devrait être quelque chose de noble. On a pourtant l'impression que ce n'est pas une vision partagée par tout le monde. A voir comment vivent les nôtres, dans certaines villes de province, on pourrait se demander ce qu'ils ont fait pour mériter une telle punition. Ceux qui sont cantonnés à Bainet doivent vraiment aimer l'uniforme et le métier pour accepter de vivre, sans se plaindre, dans des conditions qui sont attentatoires à la dignité humaine.
Le commissariat de Bainet n'est que décombres. A première vue, la bâtisse n'est qu'une ruine sale, avec des fenêtres sans vitres, d'immenses ouvertures béantes, à laquelle on accède, difficilement, par ce qui, dans le temps, avait dû être un escalier. La galerie sur laquelle on débouche est vide. Il n'y a rien, pas même un banc. Et les murs sont crasseux.
Puis on parvient à ce que l'on ne saurait, dans aucun pays du monde, appeler ni bureau, ni réception. Des murs tout aussi sales que ceux de la galerie servent de décor à ceux qui ont la déveine de devoir travailler en ces lieux. Au milieu de la pièce, un vieux fauteuil sur roues, crevé, l'éponge du siège déchiré, attend d'improbables visiteurs. Pour tout mobilier, il n'y a que ce fauteuil, un autre qui paraît en meilleur état, deux classeurs métalliques qui auraient dû être, depuis longtemps, jetés aux ordures, trois vieux bureaux, pièces de musée, qui auraient dû suivre le même chemin.
Juste à côté, un réduit, ancien espace de rangement qui, prenant du galon, est, depuis un certain temps, promu salle de garde à vue. Dans cette niche étroite, un homme est allongé. Y mettre trois serait déjà méchant. Y mettre quatre serait carrément criminel. La porte en fer forgé ne tient plus. Les gonds entretiennent un rapport de plus en plus distant avec les murs. Pour sécuriser l'espace, il a fallu utiliser des menottes comme cadenas. Les policiers ayant l'entière responsabilité des prisonniers dont ils ont la charge. Ils sont parfois obligés de dormir menottés à ces derniers, vu le manque de sécurité patent du local. Quel bagne!
Le dortoir est une insulte grave, un véritable manque d'égard pour ces policiers obligés de travailler loin de chez eux. Rien que deux maigres matelas jetés à même le sol, une corde traversant la chambrette sur laquelle des vêtements sont jetés vaille que vaille, et un vieux bureau qui sert à la fois de commode et de table à manger.La salle de garde à vue (la vraie) ne sert plus à rien. Le reste du bâtiment non plus. Les mauvaises herbes ont envahi la cour qui n'est même pas clôturée.
Un trou immense, en relation directe avec la fosse d'aisances, se trouve juste devant l'entrée des latrines qui penchent d'un côté et risquent de s'effondrer à n'importe quel moment. Les conséquences pourraient être graves pour qui glisserait malencontreusement vers ce piège. Peut-être un pied cassé ou, pire, une séance de natation dans les eaux troubles et profondes desdites latrines.
Une véritable cochonnerie ! On doute fort que le Conseil supérieur de la Police nationale d'Haïti soit au courant d'une telle situation, car il est inconcevable de penser que les dirigeants de cette noble institution que doit être la PNH laissent croupir volontairement leurs subalternes dans de pareilles conditions.Cette situation n'est pas vraie que pour Bainet. Elle existe ailleurs, parfois en version bien plus dégueulasse. A Bainet, au moins, ils ont des latrines ! de quoi se plaignent-ils ?

Et dire qu'ils sont mieux traités que les prisonniers !Il y a vraiment de quoi alerter les organisations de défense des droits de l'homme ! Peut-être même le ministère à la Condition féminine... Il y a aussi des femmes dans ce bagne... excusez mon lapsus, dans la police, n'est-pas ?
Patrice-Manuel Lerebours

patricemanuel@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59461&PubDate=2008-07-16

La conférence de Madrid crée le Programme de Sécurité Alimentaire et de Développement Rural d'Haïti

Des représentants de 53 Délégations, d'États et d'Organisations Internationales ont participé à la conférence sur la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural d'Haïti afin d'avancer dans l'élaboration d'un programme consolidé de sécurité alimentaire et de développement rural, s'inscrivant dans la Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) et en cohérence avec les efforts en cours au sein de la communauté internationale. Selon le communiqué final, les partenaires présents à la Conférence se sont engagés à unir leurs efforts en matière de renforcement des capacités institutionnelles de l'État, notamment du Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural ainsi que de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire (CNSA). Ils se sont mis d'accord pour contribuer à la réalisation de l'objectif de répondre aux besoins de la population dans le court, moyen et long terme, en participant à l'exécution des programmes et des mesures s'inscrivant dans le Programme National de Sécurité Alimentaire et de Développement Rural d'Haïti. "Ces actions viseront à pourvoir notamment une assistance alimentaire aux couches les plus vulnérables, à conforter la sécurité alimentaire et renforcer la nutrition, à relancer rapidement la production agricole, ainsi qu'à soutenir le développement agricole et rural par le biais d'investissements structurants pour le moyen et long terme", précise le communiqué. Afin d'assurer la mise en œuvre des actions en fonction du cycle de production agricole, tous les participants ont convenu de continuer l'amélioration des mécanismes de coordination et de suivi, d'accroître la prévisibilité de l'aide. De plus, la conférence a bien accueilli la proposition française de l'organisation à Port-au-Prince, dans les meilleurs délais, d'une rencontre de haut niveau dont l'objet sera de mettre en œuvre le programme commun d'aide. Lors de cette conférence les partenaires d'Haïti ont convenu d'appuyer le prochain gouvernement haïtien dans la préparation et la réalisation de la Conférence de Bailleurs de fonds destinée au financement et à la mise en œuvre du DSNCRP.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13909
Commentaires :
La situation d’Haïti semble préoccuper davantage les étrangers que les haïtiens eux-mêmes. Les manipulations politiques maintiennent en otage un peuple qui dépérit qui fait honte et inspire pitié. Nos leaders conjuguent la démocratie et la pratique démocratique a l’haïtienne dans un univers qui les ont dépassés et font figure de véritables aliénés.
Les vrais amis d’Haïti devraient comprendre ou apprendre à comprendre si ce n’est pas encore le cas, que le peuple haïtien ne sortira pas de la coquille de la pauvreté si les pseudos dirigeants ne sont pas réellement assistés. Les compétences sont rares et sont mis et gardés à l’ écart volontairement pour les besoins d’une fausse cause par une bande de faux défenseurs.
Pour être patriote il faut une patrie ; être nationaliste sous entend l’existence d’une nation. Il faut commencer par nous aider à construire cette nation que nous aimerons par la suite.

La Nonciature lance un appel au calme aux Miragoanais

Le chargé d’affaires de la Nonciature apostolique de Port-au-Prince, Eric Sauvigidi, soutient que la création du diocèse de l’Anse-à-Veau et Miragoane est le résultat d’un long processus de dialogue au sein de l’église catholique. Il révèle que l’initiative de la création de ce diocèse remonte à l’année 2000, c’est-à-dire avant la création du département des Nippes par l’état haïtien. " Le diocèse était dédié à l’Anse-à-Veau ", dit-il faisant remarquer que le Vatican n’est pas obligé de placer le siège dans le chef lieu du département.
Le père Eric Sauvigidi soutient que le Vatican avait fait des concessions afin de tenir compte des revendications des Miragoanais en insérant les noms des deux communes dans l’appellation du diocèse. " Le siège de l’évêché est un lieu de ralliement", argue le chargé d’affaires de la nonciature précisant que le choix de Anse-à-Veau a été décidé pour des raisons pastorales.Tout en appelant au dialogue et à la concertation, Eric Sauvigidi invite les Miragoanais à rester calme avec un esprit d’ouverture. " Personne n’a l’intention de minimiser Miragoane", lance le père Sauvigidi expliquant que l’évêque Dumas peut apporter une grande contribution au département des Nippes. Tout en faisant remarquer qu’une modification de la décision du Vatican est très difficile, il assure que Miragoane aura sa place dans le programme religieux du diocèse. " Quand Rome a parlé il n’y a pas de recours", rappelle t-il expliquant que l’église ne fonctionne pas sur la base de pression. " Est-ce qu’il s’agit d’une manifestation pour une cause d’église", s’interroge le prélat qui soutient qu’on ne fonctionne pas dans l’église comme dans une structure syndicale ou politique.
En réaction, le coordonnateur du comité de laïcs engagés de Miragoane, Mombrun Wilkens, soutient que le mouvement bénéficie du soutient d’autres paroisses tels Saint Michel, Fond des Nègres et Petite Rivière de Nippes. Se référant au concordat de 1960, il souligne que la religion catholique est une religion officielle. " L’état a son mot à dire dans le processus de création du diocèse qui doit tenir compte des lois haïtiennes", explique t-il.Interrogé sur les raisons qui les ont poussé à avoir recours à des manifestations de rues, M. Wilkens révèle que les laïcs avaient envoyé des lettres au pape, à la hiérarchie de l’église en Haïti. " On avait choisi le dialogue, l’église a fermé toutes les portes", dit-il qualifiant la décision de démagogique.Il fait remarquer que ce dossier ne concerne pas uniquement l’église mais toute la communauté nippoise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13912
Rencontre entre la CPP et le Premier ministre désigné avant le vote de ratification
La question de l’orientation sexuelle de Mme Michèle Duvivier Pierre Louis sera soulevée avant la tenue d’un vote primaire sur sa ratification ou non
jeudi 17 juillet 2008,
Radio Kiskeya

La rencontre avortée de la semaine dernière entre le Premier ministre désigné, Michèle Duvivier Pierre-Louis et la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) se tiendra finalement ce jeudi, à quelques heures de la mise au vote du rapport de la commission spéciale de ratification, a annoncé le coordonnateur du bloc majoritaire à la Chambre basse, Lucas Saint-Vil.
Précisant qu’il ne s’agira pas de négociations, le parlementaire indique que les discussions porteront sur la stratégie qu’entend déployer Mme Pierre-Louis pour faire face aux grands problèmes de l’heure, comme la hausse continue du coût de la vie et l’envolée des prix pétroliers à l’origine de la précarisation accélérée des couches les plus démunies.
Les membres de la CPP en profiteront pour demander à la candidate de retracer son itinéraire personnel et professionnel.
Concernant l’épineuse question de la présumée homosexualité du Premier ministre désigné, elle devrait être directement abordée par certains Députés qui conditionnent leur vote au respect de la morale judéo-chrétienne.
Le Député Lucas Saint-Vil souligne qu’à l’issue de cette séance de travail, un vote primaire sera organisé parmi les 51 membres de l’incontournable groupe parlementaire à la Chambre basse. Cet exercice de simulation permettra de déterminer les tendances au sein de la CPP avant le vote crucial de l’assemblée. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5149
Commentaires :
Monsieur les parlementaires faites comme-ci. Dans la pratique on n’a que faire des préférences sexuelles de Madame Le Premier ministre désigné. Les voix qui se lèvent pour brandir la morale judéo-chrétienne ne sont que des hypocrites qui miment des tombes blanchies remplies de cadavres et d’ossements nauséeux et nauséabonds.
Que celui qui est libre de péchés lance la première pierre !
Cette même morale judéo-chrétienne est la même qui condamne les vols, le mensonge, l’adultère, la fornication, la calomnie, les faux témoignages, les dilapidations des caisses de l’état, l’irresponsabilité etc.….
Je m’enrôlerai volontiers à cette croisade morale si elle s’engageait dans un esprit d’assainir la société de tous les écueils qui la pousse vers la désintégration et la déchéance. Mais la il s’agit d’une fausse guerre menée au profit d’intérêts mesquins, personnels, claniques et antipatriotiques.

Miragoâne/Eglise : Violentes protestations

mercredi 16 juillet 2008
La situation a nettement dégénéré à Miragoâne (Nippes, sud-ouest) où les activités étaient paralysées mercredi pour la troisième journée consécutive en raison de violentes manifestations contre la décision du Pape Benoît XVI de faire d’Anse-à-Veau le siège d’un nouveau diocèse.
Sept personnes ont été interpellées par la police tandis que plusieurs autres ont été blessées après avoir essuyé des jets de pierres.
Affirmant que le pire est à venir, les protestataires ont invité les habitants de Miragoâne à rester chez eux à partir de jeudi.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1713
Commentaires : Pourquoi faut-il recourir a la violence, casser et détruire le peu de choses qui existe dans les villes en Haïti, paralyser ce qui reste comme activité pour protester contre une mesure venant du Vatican ?
Quelle est la part de responsabilité de l’état dans la création d’un nouveau diocèse en Haïti ?
Comment peut-on concevoir que pour défendre des droits ayant un rapport avec la foi et la religion que les croyants doivent faire usage de la violence ?
Haïti est réellement un pays pas comme les autres. L’équilibre entre le droit et le devoir ultime et illustre boussole du citoyen ne semble pas exister en Haïti. La déconfiture des systèmes importants comme l’éducation explique l’échec de nos institutions et de l’état.
L’église a encore une fois failli à sa tache en Haïti. Apres nous avoir servi sur un plateau le « Cher » président Jean Bertrand Aristide dont la soutane représentait le garant d’une politique prônant la justice sociale et l’équité, nous avions eu droit à une réplique des manouvres et des pratiques répudiées du duvaliérisme sans Duvalier.
Aujourd’hui les fideles menacent de bruler une ville a cause de la décision du vatican de créer un nouveau diocèse et de place le siège de celle-ci à Anse-a –veau au lieu de Miragoâne.
C’est la morale judéo-chrétienne découlant de cette même église qui veut ériger comme un obstacle les préférences sexuelles d’une citoyenne dont les compétences et la probité ne sont plus a prouver, désignée pour prendre les rennes de l’état.
Qui osera-t-il a reprendre les choses a zéro dans ce pays ?